1912 – 1949 · 10 min de lecture
République de Chine
République de Chine (中华民国), 1912-1949 : révolution de 1911, seigneurs de la guerre, 4 Mai, baihua, zhuyin, guerre contre le Japon, guerre civile.
Couleurs des tonsā ton 1á ton 2ǎ ton 3à ton 4a neutre
De la révolution de 1911 aux seigneurs de la guerre
La République de Chine est née de la révolution Xinhai (辛亥革命), du nom de l'année 1911 dans le calendrier chinois traditionnel. Le 10 octobre 1911, après la découverte d'un complot à Hankou, des troupes se mutinent à Wuchang, puis les villes se déclarent l'une après l'autre contre la dynastie Qing. Cette date est restée le « Double Dix ». Le 1er janvier 1912, Sun Yat-sen (孙中山), qui dirige depuis 1905 une coalition révolutionnaire, la Ligue jurée (Tongmenghui), devient président provisoire de la République, à Nankin.
Mais la force militaire appartient à Yuan Shikai (袁世凯), dont l'armée de Beiyang est alors la seule grande armée moderne du pays. Le 12 février 1912, l'enfant-empereur Puyi abdique : c'est la fin des Qing. Le 15 février, le Conseil national élit Yuan président provisoire, avec le soutien de Sun. Yuan gouverne par l'armée plutôt que par le Parlement, même si le Parti nationaliste, dont Song Jiaoren a organisé la campagne, remporte les élections de 1912-1913. En décembre 1915, il se proclame empereur ; Cai E se soulève au Yunnan et les provinces le désavouent l'une après l'autre. En mars 1916, Yuan rétablit la République après 83 jours de règne ; il meurt le 6 juin.
Sa mort ouvre l'ère des seigneurs de la guerre (军阀). Britannica surnomme Yuan le « père des seigneurs de la guerre » : au moins dix des grands chefs militaires des années 1920 avaient été officiers de son armée. En juillet 1917, une brève restauration de Puyi est écrasée par Duan Qirui. Pendant les années 1920, les cliques militaires se battent sans cesse pour des territoires et des postes au gouvernement de Pékin, dit de Beiyang (北洋政府) : clique de l'Anhui de Duan Qirui, clique du Zhili de Cao Kun et Wu Peifu, clique du Fengtian de Zhang Zuolin, en Mandchourie, soutenue par le Japon.
| Date | Événement |
|---|---|
| 10 octobre 1911 | Mutinerie de Wuchang, début de la révolution |
| 1er janvier 1912 | Sun Yat-sen président provisoire à Nankin |
| 12 février 1912 | Abdication de Puyi, fin des Qing |
| 15 février 1912 | Yuan Shikai élu président provisoire |
| 12 décembre 1915 | Yuan Shikai se proclame empereur |
| 6 juin 1916 | Mort de Yuan, début de l'ère des seigneurs de la guerre |
辛亥革命
Xīnhài Gémìngla révolution Xinhai (1911)
中华民国
Zhōnghuá Mínguóla République de Chine
孙中山
Sūn ZhōngshānSun Yat-sen
袁世凯
Yuán ShìkǎiYuan Shikai
军阀
jūnfáseigneur de la guerre
Nouvelle Culture et mouvement du 4 Mai
Pendant que les généraux se disputent le pays, une nouvelle génération d'intellectuels veut repenser la culture chinoise elle-même. En 1915, à Shanghai, Chen Duxiu (陈独秀) fonde la revue qui deviendra La Nouvelle Jeunesse (新青年), publiée jusqu'en 1926, pour diffuser des idées nouvelles, avant tout les idéaux occidentaux de démocratie et de science. Ses auteurs lancent le mouvement de la Nouvelle Culture (vers 1915-1922), qui défend une société d'individus libres plutôt que l'ordre confucéen traditionnel.
En 1919, le mouvement prend un tour politique. À la conférence de la paix de Paris, qui met fin à la Première Guerre mondiale, les anciennes concessions allemandes du Shandong sont attribuées au Japon au lieu d'être rendues à la Chine. Le 4 mai 1919, plus de 3 000 étudiants de 13 établissements de Pékin manifestent contre cette décision. Furieux de la passivité du gouvernement, ils incendient la maison du ministre des Communications et frappent le ministre de Chine au Japon, deux responsables projaponais.
Les semaines suivantes, les manifestations gagnent tout le pays : plusieurs étudiants sont tués ou blessés, plus de 1 000 arrêtés. Dans les grandes villes, grèves et boycott des produits japonais durent plus de deux mois. Le gouvernement chinois finit par refuser de signer le traité de Versailles. Le mouvement du 4 Mai (五四运动) tient son nom de ces manifestations.
新青年
Xīn QīngniánLa Nouvelle Jeunesse (revue, 1915-1926)
新文化运动
Xīn Wénhuà Yùndòngle mouvement de la Nouvelle Culture
五四运动
Wǔsì Yùndòngle mouvement du 4 Mai (1919)
Écrire comme on parle : la révolution du baihua
Les réformateurs de la Nouvelle Culture veulent qu'on écrive en baihua (白话文), la langue vernaculaire proche de l'oral, et non plus en chinois classique (文言文), un style que Britannica décrit comme élégant mais incompréhensible pour le Chinois ordinaire.
Le coup d'envoi vient de Hu Shi (胡适), alors étudiant de troisième cycle à l'université Columbia. Le 1er janvier 1917, La Nouvelle Jeunesse (vol. 2, n° 5) publie son essai « Modestes propositions pour une réforme de la littérature » (文学改良刍议). Il y énonce huit principes, dont : avoir quelque chose à dire, ne pas imiter les Anciens, renoncer aux parallélismes forcés, ne pas fuir les mots de la langue populaire. Les historiens de la littérature y voient généralement le lever de rideau de la nouvelle littérature.
Le 15 mai 1918, la même revue (vol. 4, n° 5) publie le Journal d'un fou (狂人日记) de Lu Xun (鲁迅), inspiré d'une nouvelle de Gogol. Ce texte est souvent considéré comme la première nouvelle moderne de la littérature chinoise écrite en langue vernaculaire. À travers le récit d'un « fou » qui se croit persécuté, Lu Xun dénonce le vieux code rituel confucéen (礼教), qui « mange les hommes » (吃人).
La réforme atteint vite l'école. En janvier 1920, le ministère de l'Éducation décide qu'à partir de l'automne, les deux premières années de l'école primaire passent de la langue classique à la langue vernaculaire, et la matière « 国文 » (littérature nationale) devient « 国语 » (langue nationale).
白话文
báihuàwénla langue écrite vernaculaire
文言文
wényánwénle chinois classique (langue littéraire)
胡适
Hú ShìHu Shi
鲁迅
Lǔ XùnLu Xun
狂人日记
Kuángrén RìjìJournal d'un fou (1918)
Une langue nationale et un alphabet phonétique : guoyu et zhuyin
La République veut aussi une langue nationale (国语, guoyu), que tous prononcent de la même façon. En 1913, le ministère de l'Éducation réunit à Pékin, à partir du 15 février, la Commission pour l'unification de la prononciation (读音统一会), chargée de fixer la lecture standard de chaque caractère et d'adopter des lettres phonétiques. Son choix, les zhuyin zimu (注音字母, « lettres pour noter les sons »), s'inspire de signes proposés par Zhang Taiyan (章太炎) : chaque lettre reprend un caractère ancien de quelques traits, et chaque syllabe s'écrit en trois parties (initiale, médiane, finale), le ton étant noté à part.
Le gouvernement de Pékin tarde ensuite plusieurs années à le promulguer. Il faut attendre le 23 novembre 1918, en pleine révolution littéraire, pour que le ministère de l'Éducation le promulgue officiellement.
Fixer la prononciation elle-même prend plus longtemps. Un dictionnaire de la prononciation nationale paru en 1919 définit une prononciation hybride que personne ne parle vraiment. Au cours des années 1920, on se tourne vers la prononciation de Pékin, et en 1932 un Vocabulaire de la prononciation nationale d'usage courant aligne tous les caractères sur elle : c'est la base de la prononciation standard du chinois moderne.
En 1930, les lettres prennent leur nom actuel de zhuyin fuhao (注音符号, « symboles phonétiques »). Sur le continent, le pinyin les remplace à partir de 1958, mais Taïwan utilise toujours ses 37 lettres, dites aussi « bopomofo » (ㄅㄆㄇㄈ).
| Année | Étape de la langue |
|---|---|
| 1913 | Commission pour l'unification de la prononciation (15 février) ; adoption du zhuyin |
| 1917 | Essai de Hu Shi dans La Nouvelle Jeunesse (1er janvier) |
| 1918 | Journal d'un fou de Lu Xun (15 mai) ; promulgation du zhuyin (23 novembre) |
| 1919 | Dictionnaire de la prononciation nationale (prononciation hybride) |
| 1920 | Langue vernaculaire (国语) dans les premières années du primaire |
| 1930 | Les lettres phonétiques prennent le nom de zhuyin fuhao |
| 1932 | La prononciation de Pékin devient la norme |
国语
guóyǔlangue nationale
注音符号
zhùyīn fúhàozhuyin, l'alphabet phonétique (bopomofo)
章太炎
Zhāng TàiyánZhang Taiyan, à l'origine des signes du zhuyin
Nationalistes et communistes, de l'alliance à la Longue Marche (1921-1936)
Deux partis dominent la suite de l'histoire. Le Kuomintang ou Parti nationaliste (国民党) est issu de la Ligue jurée et prend ce nom en 1912. Le Parti communiste chinois (中国共产党), cofondé par Chen Duxiu et Li Dazhao, sort de la génération du 4 Mai : son premier congrès s'ouvre à Shanghai en juillet 1921, et Mao Zedong (毛泽东) compte parmi les délégués. En 1923, Sun Yat-sen et l'envoyé soviétique Adolf Joffe s'accordent sur une aide de l'URSS au Kuomintang, et les communistes adhèrent à celui-ci à titre individuel : c'est le premier Front uni. En 1924, Sun crée l'académie militaire de Whampoa, près de Canton, confiée à Tchang Kaï-chek (蒋介石).
Sun meurt le 12 mars 1925. En juillet 1926, l'armée de Tchang part de Canton pour l'Expédition du Nord (北伐) contre les seigneurs de la guerre. À Shanghai, les 12 et 13 avril 1927, voyous et soldats écrasent les gardes du Syndicat général ; de nombreux communistes sont arrêtés et exécutés, et le PCC perd la plupart de ses membres avant la fin de l'année. Le Kuomintang installe son gouvernement à Nankin, prend Pékin en 1928 et, avec le ralliement de Zhang Xueliang le 29 décembre 1928, réunifie formellement le pays sous un parti unique.
Tchang poursuit alors ses campagnes contre le soviet du Jiangxi. Vaincus lors de la cinquième campagne d'encerclement, quelque 86 000 soldats de l'Armée rouge percent le blocus en octobre 1934 : c'est le début de la Longue Marche (长征). À la conférence de Zunyi, en janvier 1935, Mao entre au comité permanent du Bureau politique, et le Parti se tourne vers lui. Selon Britannica, la colonne parcourt environ 10 000 km (une distance discutée) et atteint le Shaanxi en octobre 1935 avec quelque 8 000 survivants. En décembre 1936, deux généraux de Tchang, Zhang Xueliang et Yang Hucheng, qui veulent combattre le Japon plutôt que les communistes, l'arrêtent à Xi'an ; il est libéré le 25 décembre après des négociations où Zhou Enlai représente les communistes. L'incident de Xi'an débouche sur un second Front uni contre le Japon.
国民党
Guómíndǎngle Kuomintang (Parti nationaliste)
中国共产党
Zhōngguó Gòngchǎndǎngle Parti communiste chinois
蒋介石
Jiǎng JièshíTchang Kaï-chek
毛泽东
Máo ZédōngMao Zedong
北伐
Běifál'Expédition du Nord (1926-1928)
长征
Chángzhēngla Longue Marche (1934-1935)
La guerre contre le Japon (1931-1945)
Le Japon grignote la Chine depuis 1931. Dans la nuit du 18 septembre 1931, son armée prend prétexte d'une explosion sur le chemin de fer sud-mandchourien, qu'elle contrôle et, selon la plupart des observateurs, qu'elle a elle-même provoquée, pour envahir la Mandchourie ; elle y crée en 1932 l'État fantoche du Mandchoukouo.
La guerre ouverte commence le 7 juillet 1937 avec l'incident du pont Marco-Polo (卢沟桥事变), un accrochage près de Pékin qui dégénère en invasion générale. Pékin et Tianjin tombent dans les semaines qui suivent, Shanghai en novembre, après trois mois de combats. Le 13 décembre 1937, les troupes japonaises entrent à Nankin, la capitale, et commettent le massacre de Nankin (南京大屠杀) : pendant environ six semaines, elles tuent civils et prisonniers, violent des femmes (environ 20 000 selon l'estimation la plus courante, jusqu'à 80 000 selon d'autres) et incendient un tiers de la ville. Le bilan reste débattu : le Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient, à Tokyo, l'a estimé à plus de 200 000 morts ; le tribunal de Nankin de 1947 a retenu le chiffre de 300 000, celui qu'adopte le gouvernement chinois ; les estimations des historiens vont d'environ 40 000 à plus de 300 000 selon la zone prise en compte.
Le gouvernement se replie vers l'intérieur. Après la chute de Wuhan en 1938, il s'installe à Chongqing (重庆), capitale de guerre sans cesse bombardée. Le Japon administre l'Est occupé par des gouvernements collaborateurs, dont celui de Wang Jingwei à Nankin à partir de 1940. Nationalistes et communistes, alliés en théorie, mènent surtout chacun leur propre guerre, les communistes privilégiant la guérilla. Après Pearl Harbor, fin 1941, la Chine rejoint les Alliés et l'aide américaine s'intensifie.
Le Japon annonce sa capitulation le 15 août 1945 et la signe le 2 septembre ; en Chine, ses troupes se rendent officiellement à Nankin le 9 septembre. Taïwan, colonie japonaise depuis 1895, passe sous le contrôle de la République de Chine. Les estimations des morts chinois, soldats et civils, vont d'environ 10 à 20 millions ; le chiffre officiel de la République populaire dépasse 20 millions.
| Date | Événement |
|---|---|
| 18 septembre 1931 | Incident de Moukden, invasion de la Mandchourie |
| 7 juillet 1937 | Incident du pont Marco-Polo, début de la guerre ouverte |
| 13 décembre 1937 | Prise de Nankin, début du massacre |
| 1938 | Chute de Wuhan ; le gouvernement à Chongqing |
| Décembre 1941 | Pearl Harbor ; la Chine rejoint les Alliés |
| 15 août – 9 septembre 1945 | Capitulation du Japon ; reddition à Nankin |
抗日战争
Kàngrì Zhànzhēngla guerre de résistance contre le Japon, son nom chinois
卢沟桥
Lúgōu Qiáole pont Marco-Polo (pont de Lugou)
南京大屠杀
Nánjīng Dàtúshāle massacre de Nankin
重庆
ChóngqìngChongqing, capitale de guerre
La guerre civile et 1949 (1945-1949)
La guerre laisse le gouvernement nationaliste affaibli et l'économie ruinée, tandis que les communistes contrôlent désormais de vastes zones rurales. Du 28 août au 10 octobre 1945, Tchang Kaï-chek et Mao Zedong négocient à Chongqing ; le général américain George Marshall tente ensuite de former un gouvernement d'union. Mais les affrontements ne cessent pas, et la guerre civile totale éclate en juin 1946. Les communistes l'appellent la « guerre de libération » (解放战争).
Les nationalistes tiennent d'abord les villes et prennent même Yan'an, la capitale communiste, en mars 1947. Mais la réforme agraire rallie aux communistes une masse de paysans, tandis que l'hyperinflation, la corruption et les désertions minent les armées de Tchang. De septembre 1948 à janvier 1949, trois grandes campagnes, Liaoshen au nord-est, Huaihai à l'est et Pingjin autour de Pékin et Tianjin, détruisent l'essentiel de ses forces ; Pékin se rend sans combat en janvier 1949. Le 21 avril, l'Armée populaire de libération franchit le Yangzi ; le 23, elle prend Nankin.
Le 1er octobre 1949, à Pékin, sur la place Tian'anmen, Mao Zedong proclame la République populaire de Chine (中华人民共和国). Le gouvernement nationaliste recule à Canton, puis à Chongqing et à Chengdu ; le 7 décembre 1949, il annonce son transfert à Taipei. Environ deux millions de personnes, soldats, fonctionnaires et civils, gagnent Taïwan. Les réserves d'or de l'État y sont aussi transférées. Des milliers de caisses de trésors du musée du Palais, expédiées entre décembre 1948 et février 1949, forment aujourd'hui le cœur des collections du musée national du Palais de Taipei. Depuis, la République de Chine gouverne Taïwan et la République populaire la Chine continentale ; aucun armistice ni traité de paix n'a jamais été signé entre les deux camps.
解放战争
Jiěfàng Zhànzhēngla « guerre de libération » (nom donné par les communistes)
中华人民共和国
Zhōnghuá Rénmín Gònghéguóla République populaire de Chine
台湾
TáiwānTaïwan
台北
TáiběiTaipei
Mots à retenir
革命gémìng
révolution · HSK 7-9
总统zǒngtǒng
président (d'un pays) · HSK 4
军阀jūnfá
seigneur de la guerre
白话文báihuàwén
langue écrite vernaculaire
文言文wényánwén
chinois classique
小说xiǎoshuō
roman, nouvelle · HSK 2
国语guóyǔ
langue nationale
长征Chángzhēng
la Longue Marche · HSK 7-9
战争zhànzhēng
guerre · HSK 4
首都shǒudū
capitale (d'un pays) · HSK 3
Sources
Les références à partir desquelles cette page a été écrite.
- Encyclopaedia Britannica, Chinese Revolution (1911–12), Britannica
- Encyclopaedia Britannica, Warlord (Chinese history), Britannica
- Encyclopaedia Britannica, May Fourth Movement, Britannica
- Encyclopaedia Britannica, Diary of a Madman (work by Lu Xun), Britannica
- Encyclopaedia Britannica, China: the Northern Expedition, Britannica
- Encyclopaedia Britannica, Long March, Britannica
- 1917年1月1日:胡适发表新文化运动檄文《文学改良刍议》, 北京大学新闻网 (Peking University)
- Bopomofo, Wikipedia (en)
- 注音符号, Wikipedia (zh)
- Sun Yat-sen, Wikipedia (en)
- Yuan Shikai, Wikipedia (en)
- New Culture Movement, Wikipedia (en)
- 文学革命, Wikipedia (zh)
- Standard Chinese, Wikipedia (en)
- 1st National Congress of the Chinese Communist Party, Wikipedia (en)
- Second Sino-Japanese War, Wikipedia (en)
- Seconde guerre sino-japonaise, Wikipédia (fr)
- Nanjing Massacre, Wikipedia (en)
- 南京大屠杀, Wikipedia (zh)
- Taiwan under Japanese rule, Wikipedia (en)
- Chinese Civil War, Wikipedia (en)
- Proclamation of the People's Republic of China, Wikipedia (en)
- Retreat of the government of the Republic of China to Taiwan, Wikipedia (en)
- National Palace Museum, Wikipedia (en)
- 1912 Chinese provisional presidential election, Wikipedia (en)
- 袁世凯, Wikipedia (zh)
- 1912–13 Chinese National Assembly election, Wikipedia (en)
- Diary of a Madman (Lu Xun short story), Wikipedia (en)
- 狂人日记, Wikipedia (zh)
- Commission on the Unification of Pronunciation, Wikipedia (en)
- 现代标准汉语, Wikipedia (zh)
- Zunyi Conference, Wikipedia (en)
- 遵义会议, Wikipedia (zh)
- Long March, Wikipedia (en)